L’interstitium

Le mois dernier toutes les revues scientifiques -ou non d’ailleurs- scandaient que des scientifiques américains avaient découvert un nouvel organe. Incroyable ! Quel organe avons nous raté depuis tant d’années ? Quel est sa situation ? Avec quels autres organes interagit- il ? Tant de questions…
La ligne d’après fut une grande déception. Et le mot est ad-hoc car cet organe n’était autre que l’interstitium.
Alors c’est l’occasion de parler de ce nouvel organe connu.

L’interstitium est un milieu dans lequel baignent les cellules du corps. Dans l’étude nouvelle que vous pourrez d’ailleurs trouver ici, on parle d’un milieu pré-lymphatique avec des fibres de collagène (« c’est celui qu’on a sur le visage ? Et qui nous embête en faisant des rides ? ») et par lequel pourraient circuler des médiateurs chimiques et pourrait expliquer les migrations de métastases par exemple.
En gros c’est de l’eau, une matrice plus ou moins organisée de fibres pour le passage de molécules, des protéines et des cellules évidemment. Voilà. Rien de nouveau sous le soleil.
En revanche ce qui est nouveau c’est la technique qu’ils ont utilisée pour le mettre en évidence. Injecter des marqueurs fluorescents et congeler immédiatement après puis découper de fines tranches avec des machines extremement précises. Ça, c’est nouveau et mérite d’être noté.

Pour revenir à notre interstitium il nous paraît intéressant de rappeler que tout fonctionne dans un fluide. L’air est un fluide et les humains y évoluent. Les médiateurs dans l’interstitium vont faire la même chose : ils vont d’une cellule émettrice à une cellule cible et créent des réactions de cette cellule cible.
D’ailleurs c’est la base de l’ostéopathie fasciale. Travailler sur les densités tissulaires est, normaliser des zones où les tissus sont trop ou pas assez irrigués aussi bien en sang qu’en lymphe ou même là où l’interstitium n’est pas suffisamment libre.